Faire un discours d’avant match impactant au tchoukball

Loic en train de coacher

Ecrit par Maxime

1 Fév 2021

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Le contexte

Imaginez-vous coach d’une équipe. Vous êtes quelques minutes avant le début d’un match de tchoukball, vos joueuses sont autour de vous, et attendent impatiemment vos dernières consignes. 

Certaines sautent sur place, d’autres ont le regard bas, deux discutent technique.

Vous devez donner les dernières consignes avant le coup de sifflet. C’est parti vous vous lancez !

Ok, On ne fait pas trop compliqué, on essaye de ne pas trop faire de fautes. Ne doutez pas de vous. On reste concentré, ne soyez pas stressées et tout ira bien.

Avez-vous déjà entendu ce genre de discours d’avant match, dit sur un ton enthousiaste ?

Vous êtes vous déjà demandé comment les joueuses et joueurs perçoivent ce discours et que se passe-t-il dans leurs cerveaux ?

Un peu de théorie

Le cerveau humain ne comprend pas la négation. (mince, Je dis ça en utilisant une négation… vous avez compris  j’espère.) Le cerveau occulte les éléments négatifs du discours.

Qu’est-ce que cela signifie ? Prenons un exemple. Si je vous demande de ne pas penser à une baleine rose, vous allez immédiatement penser à une baleine rose. Ensuite, vous allez vous dire que vous devez oublier cet animal et arrêter d’y penser.

Le cerveau ne comprend pas les mots mais les images et les sensations que nous leur associons. Pour comprendre une phrase quand elle est formulée de manière négative, notre cerveau crée inconsciemment en tout premier une série d’images positives puis les interprète en y ajoutant la négation. Le cerveau ne peut pas comprendre “ne pas penser à une baleine rose”. 

Le cerveau est obligé de passer par la case “ce qu’il faut faire”. 

Ensuite il imaginera l’inverse “ce qu’il ne faut pas faire”.

Prenons les phrases suivantes en sachant que le cerveaux ne traite pas la négation et imaginez l’impact sur des joueurs juste avant un match.

  • Ne soyez pas stressé.
  • N’ayez pas peur, nous allons réussir.
  • Ne doutez pas de vous-même.
  • N’hésitez pas à me dire si vous avez besoin de sortir du terrain.
  • Ne faites pas de fautes, pas de marchés, pas de zone.

Le cerveau interprète : 

  • Soyez stressé.
  • Ayez peur nous allons réussir.
  • Doutez de vous même.
  • Hésitez à me dire si vous avez besoin de sortir du terrain.
  • Faites des fautes, des marchés et des zones.

On peut dire qu’en terme de coaching on a vu mieux.

Les impacts sont très puissants. Imaginons que vous êtes en train de conduire. Votre passager vous dit, par exemple, de ne pas regarder à droite. Vous allez imaginer regarder à droite puis vous allez vous dire de ne pas le faire. Cependant, à l’instant où vous allez imaginer regarder à droite, votre regard a de grandes chances de se porter sur la droite. Cela n’arrivera peut-être pas à 100 % du temps. Cependant, dans la majeure partie des situations vous allez regarder à droite. Ce qui est déjà énorme.

Bien sûr, si vous utilisez des phrases négatives vos joueurs vont finir par comprendre ce que vous leur demandez mais ceci nécessite un retraitement de l’information qui crée de la confusion. Vous aurez également une perte de l’attention plus ou moins longue durant ce laps de temps. Et peut-être que pendant ce laps de temps vous allez donner une consigne tactique importante… Dommage…

Une information positive à trois cent fois plus d’impact qu’une formulation négative.

Quelles sont vos phrases d’accroche pour motiver vos joueuses et joueurs ? Mettez en commentaire pour en faire profiter le monde !

N’oubliez pas, Meilleur coach, meilleur tchouk ! Pensez-y.

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